Rubrique journalistique : Le repli de l’Europe

Comme je n’ai pas vraiment eu le temps d’écrire ce weekend, je publie un article que j’ai dû rendre ce lundi pour mon cours de journalisme. C’est une synthèse sur l’Union européenne, la montée des extrêmes des parties indépendantistes. J’espère que ça vous plaira.

Le repli de l’Europe, le contrecoup de la mondialisation 

               La montée des partis d’extrêmes droites et indépendantistes s’ancre dans l’Europe du XXIe siècle. Ce phénomène semble marquer la fin de la « mondialisation heureuse » que l’auteur Alain Mic avait prophétisée à la fin des années quatre-vingt-dix après la destruction du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union Soviétique.

              Une Europe qui se morcelle

              Ces dernières années ont été marquées par un repli identitaire des pays européens. Il y eu le référendum pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne en 2016, le Front national en France, qui est arrivé au second tour de l’élection présidentielle en 2017, tandis qu’en Allemagne l’AFD avec sa ligne anti-euro est devenu durant la même année la troisième force politique du pays avec un peu plus de 13 % des votes. Les mouvements indépendantistes, quant à eux, se font de plus en plus entendre. Le plus marquant est le cas de la Catalogne qui dans sa tentative de s’émanciper de l’Espagne a été mis sous tutelle tandis que son président Carles Puigdemont a été destitué. Comme nous l’a montrée les années 30, c’est en période de crise que l’extrême droite trouve son auditoire.

          Un refus de la mondialisation

           Cette crise est due à la mondialisation. Les pays d’Europe cherchent à se réapproprier leurs identités nationales : en réponse à une « culture commune » importée des Etats-Unis qui oppresse, une immigration qui dérange, un sentiment d’être « perdants dans la mondialisation ». C’est pourquoi le Front national, l’AFP, le FPÖ en Autriche ou encore le mouvement indépendantiste de la Catalogne montrent à leurs électeurs la volonté d’exploiter les richesses nationales tout en fermant leurs frontières pour s’émanciper. Mais malgré un taux d’électeurs qui augmente, les partis d’extrêmes droites n’arrivent à accéder au pouvoir. Régulièrement battu au second tour, lorsqu’ils accèdent aux responsabilités, ils renoncent à leur ambition sociale pour soutenir une politique libérale. Ce fut le cas du FPÖ dans les années 2000. Pour ce qui est de la Catalogne, on aurait pu craindre que les derniers évènements en enchaînent de nouveaux dans d’autres pays. Mais la Catalogne est prise en contre-exemple par les Corses qui ne veulent pas une rupture avec la République. L’Europe doit arriver à rendre compte des différentes identités qui la composent, tout en restant une force uni pour palier au repli identitaire.

 

L’Europe : Difficultés d’un état mondialisé 

           Créé en 1993, l’union européenne est mis à mal au XXIème siècle par un repli identitaire. La montée des extrêmes droits, les mouvements indépendantistes … La division de l’Europe traduit un problème : celui de la structure d’un état mondialisé.

          L’uniformisation                                      

     Par le processus d’intégration régionale, l’interdépendance et les leçons d’histoires, le nationalisme semblait éteint. Ce n’est pas le cas. En Europe, on explique la crise identitaire par l’échec des Etats à protéger des contrecoups d’une mondialisation se soldant par une délocalisation et pertes d’emplois. Il ne faut pas simplement créer de nouveaux « champions » industriels. L’Europe a également besoins de mettre en avant les spécificités culturelles de chacun.

      La démocratie 

    Pour les indépendantistes, l’Europe affaiblit les nations. Désormais, la question de la démocratie est également posée avec le mandat d’arrêt européen contre Carles Puigdemont. Ce 3 novembre 2017, la Belgique s’est vue remettre l’obligation remettre à l’Espagne, le leader du mouvement indépendantiste. Aucune liberté possible, le pays étant stipulé par ce mandat étant obligé d’accepter. Certains se défendent de cette pratique comme l’avocat pénaliste Maxime Chomet affirmant que « on a confiance dans les droits fondamentaux du pays émetteur. Avec l’Espagne, on n’est pas dans le cas d’un pays qui pratique la torture ». Cette peur que certains avaient au début de la création de l’Europe se révèle ainsi en partie fondé. Par sa structure, cette union se base sur un Etat-nation. Certains même parlent « d’état oppresseur, policier, qui manipule sa justice qui est politisée ».

       Une alliance unie et multiple

   L’union européenne n’est ni un état, ni une nation ; Mais par certains aspects elle y ressemble et cela pose problème. Pour une unification de l’Europe, on ne passera pas par une uniformisation mais au contraire par une reconnaissance de ses particularités nationales. Mais appliqué, cette perspective cosmopolite se traduit par une multiplication de volontés amenant à des impasses politiques. Ce dont il faut tenir compte c’est qu’il faut penser l’Europe comme une grande nation tout en faisant valoir les particularités et les volontés des nations européennes.

A lundi prochain pour un nouvel article !

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